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Mardi 29 Juin 2004
Blast 1

Je t’avais déjà vu, je sentais ta présence. Souvent au dessus de mon épaule, ta voix se faisait entendre, légère, cristalline. Tu ne m’avais jamais directement adressé la parole mais une communication nous unissait déjà. Parfois, je faisais semblant de ne pas te voir et je te laissais rester auprès de moi. Du coin de l’œil, je te devinais. Je n’avais pas besoin de te voir pour me sentir rassuré. Tu étais une source apaisante, fraîche et limpide. Dès que tu paraissais, le monde changeait autour de moi, devenait plus clair, plus respirable. Je ne voulais pas brûler les étapes. Ton apparition ou ma prise de conscience de ton existence – je ne saurais le dire – avait été pour moi une évidence. Nul besoin de chercher une explication à ta présence, il était tellement clair que tu devais être à mes côtés. Je ne pourrais dire que je te cherchais ou que je traquais les signes de ton arrivée, il devait en être ainsi. Tu devais être à mes côtés et tu l’es effectivement. Quand j’ai commencé à ressentir ta présence, je n’ai pas eu à chercher les mots, pas eu à te décrire, te nommer. Tu étais présent, logiquement présent, comme quand les chemins se croisent, que les choses s’agencent comme elles doivent l’être. Dès les premiers instants de notre co-existence, je me suis senti étrangement bien, comme si une part manquante de mon être avait réintégré mon corps, comme si un allié naturel était venu sans un mot se ranger à mes côtés pour parcourir le chemin. Dès lors, rien ne pouvait plus être difficile, ma conviction ne pouvait plus faillir et mon espoir pouvait enfin briller sans crainte d’être éteint par le vent. Parce que je ne voyais pas de raison de formuler des mots, je ne t’avais pas encore adressé la parole. Je me contentais - et avec quel plaisir – de te voir flotter autour de moi dans une onde de bienveillance et de compréhension, donnant son sens, sa caution au moindre de mes gestes, de mes propos les plus anodins. Je ne pouvais plus être seul, je ne l’étais déjà plus, je ne l’avais jamais été. Ta présence était le signe. Que je ne m’étais pas trompé. Et que tout allait commencer.

(A suivre)
Bricolé par Vinzzz, à 22:33 dans la rubrique "Blast".
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